

La vie intense
Nous voulons sentir. Sentir plus fort. Plus vite. Plus pleinement. Nous voulons être traversés, bouleversés, réveillés. Nous cherchons ce moment où quelque chose s’allume en nous, où l’existence cesse d’être plate, mécanique, répétitive. Une rencontre, une œuvre, une performance, une prise de risque, une émotion, un voyage, une fête, une décision radicale : tout peut devenir promesse d’intensité. Dans son ouvrage La vie intense. Une obsession moderne, Tristan Garcia interroge
10 mai5 min de lecture


Mon OTIUM d'avril en images
L’otium est un temps fécond où l’on se retire volontairement pour cultiver son intériorité, approfondir sa pensée, ou laisser naître la création. Réactualisé aujourd’hui, il devient une forme de résistance douce : face à la captation de notre attention par les industries culturelles, l’otium s’oppose au negotium contemporain, ce temps marchandisé et aliénant. Il réaffirme la valeur du silence, de la lenteur, de l'attention et du soin porté à soi. À notre mesure, chacun peut c
1 mai1 min de lecture


Mon professeur d'Otium
Je vous présente mon plus grand professeur d’otium. En ce mois d’avril, cela fait un an que je me tiens à son école. Il est arrivé au printemps. Je ne saurais pas dire exactement quand tout a commencé, mais je me souviens de la lumière. Elle entrait déjà plus franchement dans la pièce, car il saisissait chaque rayon de soleil. Les fleurs ont éclos. Je ne les regardais pas vraiment. Lui, si. Il s’arrêtait devant chacune d’elles, les humait longuement, comme si elles méritaient
22 avr.2 min de lecture


ENTRETIEN avec Renaud Hétier
Après avoir présenté sur le blog son ouvrage en quatre partie : Saturation. Un monde où il ne manque rien, sinon l’essentiel, j’ai eu la chance de m’entretenir avec le philosophe et chercheur Renaud Hétier. Dans cet échange, il revient sur la genèse de son livre et nous invite à repenser notre rapport au temps, au vide, à l’éducation et à la présence au monde. Qu’est-ce qui vous a conduit à formuler l’idée que nous ne manquons de rien, mais que nous débordons ? Cette idée est
17 avr.4 min de lecture


